Valoriser la recherche publique et les transferts technologiques, la raison d’être du PUI Bourgogne-Franche-Comté

29/01/2026

« La valorisation est notre raison d’être ! » Depuis un an, Laurent Gautier, professeur de linguistique appliquée et vice-président délégué à la valorisation de la recherche à l’Université Bourgogne Europe (UBE) est également co-coordinateur du PUI Bourgogne-Franche-Comté. Le pôle régional fait partie de la cohorte de 29 PUI labellisés en 2023.

Lancé officiellement en mars 2024, il bénéficie d’un financement France 2030 de 2,4 millions d’euros.

Un PUI pourquoi ?

Régionalement, l’objectif des PUI est d’accroître l’efficacité et l’efficience des actions de soutien à l’innovation, et d’augmenter et accélérer le flux de projets d’innovation émergents. « Les PUI ont vocation à devenir des catalyseurs uniques, une sorte de bras armés de l’État en matière de valorisation de la recherche publique et de l’innovation entrepreneuriale », reprend le coordinateur.

« Le PUI n’est pas une entité supplémentaire, mais un programme qui fédère un écosystème local », précise le coordinateur. En Bourgogne-Franche-Comté, il rassemble un consortium de 9 membres fondateurs : l’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP – chef de file), l’Université Bourgogne Europe (UBE), l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), SupMicrotech, l’Inrae, l’Institut Agro Dijon,l’École nationale supérieure des Arts et Métiers, l’incubateur DECA-BFC et la SATT Sayens.

« Les membres fondateurs constituent vraiment le cœur du dispositif : l’UMLP et l’UBE offrent un maillage solide et pertinent, ainsi qu’une connaissance fine des besoins des chercheurs/porteurs de projet. La SATT Sayens est un opérateur de valorisation bien implanté, l’UBE lui a notamment délégué cette mission depuis 2012. L’incubateur DECA-BFC a mis en place beaucoup d’actions nouvelles autour de l’entrepreneuriat pour aider les chercheurs à parvenir à un résultat économique…Quand tout cela fonctionne bien, c’est un cercle vertueux. »

Par ailleurs, 18 partenaires (PMT, EFS, clusters, métropoles, Région, CHU, entres autres) contribuent par leur expertise à définir les orientations locales du dispositif en fonction des besoins.

Ainsi, en région BFC, le PUI s’articule autour de 3 hubs : Santé, diagnostic et biothérapies connectées, Transition agri-alimentaire et Hydrogène décarboné et mobilités durables. Le programme a été conçu en fonction des forces et des besoins réels de la région BFC.  « Nous avons retenu des filières aux résultats tangibles (publications, dépôts de brevets et de déclarations d’invention…), que nous avons croisés avec les performances actuelles en matière de valorisation et d’innovation, et les volontés d’affichage du territoire. » Et Laurent Gautier de reprendre : « Nos indicateurs sont tout à fait honnêtes pour une région comme BFC avec des points forts nets, par exemple les résultats aux grands concours d’innovation nationaux auxquels prépare l’incubateur DECA BFC ».

Valoriser, comment ?

La valorisation, ou « moyen de rendre utilisables ou commercialisables les résultats, les connaissances, les compétences de la recherche », selon la définition du Conseil national de l’Enseignement supérieur, « se décline à trois niveaux ».

Il s’agit de mettre les compétences et, parfois, les équipements des laboratoires de la région, à disposition des partenaires extra-académiques. « On pense naturellement aux acteurs socio-économiques, des grands groupes aux TPE, mais les associations ou les collectivités territoriales peuvent également en bénéficier », souligne Laurent Gautier. Et de pointer : « Améliorer la communication sur le potentiel R&D des labos et des plateformes fait partie des axes de progression ».

Le PUI BFC accompagne le processus de maturation des projets de recherche académique à travers l’investissement, notamment de la SATT Sayens (Société d’accélération du transfert technologique). « Le but est d’augmenter le niveau de transfert d’une technologie pour pouvoir l’opérer sous forme de licensing ou via la création d’une start-up. »

Il s’agit de développer la culture de l’entreprise et de favoriser le décloisonnement chez les étudiants, les chercheurs et enseignants-chercheurs. « Nous devons progresser sur l’acculturation des enseignants-chercheurs, mais aussi des gouvernances et des services des établissements sur ce que l’on nomme la « 3ème mission » des universités. Nous devons également développer les compétences entrepreneuriales des étudiants. »

Cette sensibilisation fait d’ailleurs partie des 6 actions-piliers du programme, tout comme l’animation des différents hubs et de plateformes labellisées, la veille autour des résultats de recherche, le renforcement de la performance, l’accompagnement des strat-up deeptech et le pilotage/communication.

Le premier bilan du PUI sera rendu en mars 2026 et décidera, à l’automne, de la reconduction du dispositif pour les 2 prochaines années.

📧 Vos contacts au sein du PUI :
Cheffe de projet PUI BFC : eleonore.lanet@umlp.fr  | Hub Innovation Transition Agri-alimentaire : valerie.vuillemot@inrae.fr | Hub Innovation santé, diagnostic et
biothérapies connectées : benoist.pruvot@ube.fr  | Hub Innovation Hydrogène et solutions de
mobilité durable : haitham.ramadan@umlp.fr