Francéclat implantera son futur pôle technique à TEMIS

26/03/2026

Vue 3D du futur pôle technique de Francéclat.
Le futur pôle technique de Francéclat a été pensé pour s'intégrer à l'environnement local et respecter les standards environnementaux et de sûreté. Maquette : Ajeance

Il a été le témoin des évolutions de la filière horlogère et de l’émergence de la bijouterie-joaillerie sur le bassin bisontin, mais voilà, le site historique de Francéclat (ex-CETEHOR), implanté sur le campus de la Bouloie depuis 1962, a fait son temps. Le comité professionnel de développement économique des filières horlogerie, bijouterie-joaillerie, orfèvrerie et arts de la table (HBJOAT) vient d’acquérir sur le parc scientifique de TEMIS, la parcelle qui accueillera, à horizon 2029, son nouveau pôle d’expertise technique.

Un espace de 3000 m2 au service des filières HBJOAT

Avec le projet NEW BESANÇON , les industries créatives et leurs savoir-faire profiteront d’une vitrine de 3 000 m2. Cette plateforme a pour vocations d’accompagner la transformation industrielle des filières, soutenir l’innovation et la réindustrialisation, et favoriser les coopérations entre entreprises, enseignement et recherche pour faire face aux nouveaux enjeux que sont le passage à l’industrie 4.0, la transférabilité des process d’une filière à l’autre, la RSE, la recherche de nouveaux matériaux pour limiter le recours aux métaux précieux, la performance et l’excellence opérationnelle ou encore l’adaptation aux nouveaux modes de consommation. « Ce pôle technique, qui sera largement ouvert aux grands groupes du luxe mais aussi aux PME, nous permettra de répondre avec plus d’efficacité, de pertinence et de réactivité aux attentes des entreprises », précise Stéphane de Braquilanges, directeur technique de Francéclat.

Maître-mot de ce projet à 10 millions d’euros, la modularité. « Nous connaissons bien les process actuels de nos ressortissants, mais nous construisons pour 80 ou 100 ans. Le bâtiment pourra s’adapter aux technologies futures et intègre déjà de possibles extensions. » Cette nouvelle implantation permettra de moderniser l’équipement, « représentatif de ce que l’on peut trouver en atelier ».

Vingt-trois personnes travaillent actuellement chez Francéclat à Besançon. À terme, l’effectif pourrait monter à trente, avec le recrutement de profils techniques (ingénieurs d’études, techniciens d’études et de laboratoire) ouverts aux spécificités des métiers des industries créatives, dont la forte dimension artisanale perdure.

Besançon, place centrale de la bijouterie-joaillerie

NEW BESANÇON traduit l’attachement de Francéclat à la capitale du Doubs, seule implantation régionale du comité, dont le siège se trouve à Paris. « Le bassin a un nom reconnu dans l’horlogerie et occupe également une place centrale dans la zone d’activité de la bijouterie-joaillerie, qui s’étend principalement entre Paris, Lyon, la vallée du Rhône et l’Est de la France. La place Vendôme est la partie visible de cette industrie mais Besançon possède un tissu de sous-traitants et co-traitants important », dans ces filières du luxe.

La production française dans les filières HBJOAT est en forte croissance. En bijouterie-joaillerie, elle a, par exemple, été multipliée par 3,5 en dix ans et plus de 50 000 m² de nouvelles implantations ou d’agrandissement d’ateliers ont émergé en cinq ans. « Cela concerne principalement Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, dont trois sites sur le territoire de Besançon », souligne encore le responsable. Dans ce contexte, « l’écosystème local constitue l’un des atouts du territoire : nous travaillons beaucoup avec l’université, SupMicrotech, l’UTBM, créant un véritable réseau d’études, recherche et développement ».

L’écosystème institutionnel se révèle tout aussi précieux : consultation de l’architecte conseil de TEMIS, assistance à maitrise d’ouvrage par Sedia, recherche du terrain, entre autres. « Concevoir un bâtiment n’est pas notre métier, face à un projet aussi complexe nous avions besoin d’être aidé. Les échanges avec TEMIS pour comprendre nos contraintes mutuelles ont été très riches. »

Premier coup de pelle prévu début 2027 !